Argumentation : fiche en auto-correction n°4

Publié le par Violaine Le Calvé

L’ARGUMENTATION – FICHE-BILAN IV : Circuit argumentatif et forme du raisonnement

 

 

  1. Thèse, arguments, exemples.

     

 

Ø      Définitions.

La thèse est l’idée que l’émetteur veut défendre. Les preuves à l’appui de la thèse sont les arguments. Les exemples ancrent le propos dans la réalité concrète et jouent un rôle :

___________________________, quand ils viennent à l’appui d’une idée, d’un argument ;

___________________________ quand, se substituant à l’argumentation abstraite, ils constituent en eux-mêmes des preuves.

L’émetteur expose parfois un point de vue qu’il ne partage pas. On parle alors de thèse adverse ou refusée.

 

Ø      Indices énonciatifs.

Plusieurs marques permettent d’identifier la thèse du locuteur :

-         les indices explicites de l’expression du jugement (à mon avis, selon moi, je crois, j’affirme…) ;

-         le champ lexical de la vérité associé à l’idée défendue, et connoté de façon positive (pertinent, convaincant, solide, fondé… pour qualifier un argument).

 

Des indices de distance critique signalent le refus de la thèse adverse :

-         modalisateurs (guillemets, conditionnel de mise à distance, etc.) ;

-         dévalorisation de l’idée adverse (au moyen de termes péjoratifs), voire dévalorisation de l’adversaire (dans les textes polémiques) ;

-         termes disant la fausseté du jugement :             verbes ( ___________________________________ )

adjectifs qualificatifs ( ________________________ )

substantifs ( _______________________________ ).

 

 

  1. Le circuit argumentatif.

     

    • Argumentation simple : il s’agit de défendre une thèse donnée, mais sans pour autant réfuter la thèse adverse.
    • Confrontation de thèses opposées, avec prise de position de l’auteur pour l’une ou l’autre de ces thèses. L’une des formes possibles de cette confrontation consiste à passer d’une thèse refusée à une thèse proposée.
    • Concessions à la thèse adverse : l’auteur apporte un certain nombre de restrictions à sa thèse sans remettre fondamentalement celle-ci en question. Le mouvement concessif type est résumé par le balancement « certes… mais… ».

 

 

  1. Quelques formes de raisonnement.

     

Ø      L’induction passe du particulier au général.

Ø      La déduction est la démarche inverse (le syllogisme en est un cas particulier).

Ø      Le paradoxe consiste en une opinion inattendue qui s’oppose à l’opinion commune.

Ø      Le raisonnement par l’absurde envisage les conséquences absurdes d’une idée pour réfuter celle-ci.

 

Les raisonnements faux :

 

ð     divers phénomènes de décalage (entre cause et conséquence, termes incompatibles…) ;

ð     la tautologie : formulation redondante (L’homme c’est l’homme) ;

ð     Le faux syllogisme, appelé sophisme quand il est volontaire et paralogisme quand il est de bonne foi.

 

 

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J
Bien dit ;-)
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