L’ARGUMENTATION – FICHE-BILAN VI : Les repères logiques
La compréhension du texte argumentatif passe par l’analyse de la façon dont les idées s’enchaînent pour construire le raisonnement. Les liens (articulations, connecteurs) logiques assurent le passage d’une idée à une autre à l’intérieur d’un même paragraphe ou d’un paragraphe à l’autre et participent de la cohérence globale de l’énoncé.
- Les liens logiques :
- On peut enchaîner les idées par simple ajout ; c’est le rapport d’addition (ou d’adjonction) exprimé par :
ð des conjonctions de coordination : ___________________________________________________
ð des conjonctions de subordination : __________________________________________________
ð des adverbes : ___________________________________________________________________
ð des prépositions : ________________________________________________________________
- On peut mettre les idées en parallèle tout en marquant leurs différences ; ce sont les rapports de séparation, de disjonction ou d’alternance, exprimés par :
ð des conjonctions de coordination : ___________________________________________________
ð des conjonctions de subordination : __________________________________________________
ð des prépositions : ________________________________________________________________
- On peut également mettre en évidence leurs points communs dans un rapport d’analogie, exprimé par :
ð des conjonctions de subordination : __________________________________________________
ð des adverbes : ___________________________________________________________________
- Certaines articulations introduisent l’explication et/ou la justification d’un fait, d’une assertion ; c’est un rapport causal (cause) exprimé par :
ð des conjonctions de coordination : __________________________________________________
ð des conjonctions de subordination : _________________________________________________
ð des prépositions : ________________________________________________________________
ð des adverbes : ___________________________________________________________________
- D’autres introduisent la conséquence d’un fait, d’une assertion ; c’est un rapport consécutif (conséquence), exprimé par
ð des conjonctions de coordination : ___________________________________________________
ð des conjonctions de subordination : __________________________________________________
ð des adverbes : ___________________________________________________________________
ð des prépositions : ________________________________________________________________
- Elles peuvent aussi marquer les divers degrés de l’opposition, depuis la contradiction (à l’inverse…) jusqu’à l’opposition faiblement marquée (néanmoins…) et la simple rectification (en réalité…) :
ð des conjonctions de coordination : ___________________________________________________
ð des conjonctions de subordination : __________________________________________________
ð des prépositions : ________________________________________________________________
ð des adverbes : ___________________________________________________________________
N.B. : certains de ces termes constituent des couples : ils sont corrélés et forment des balancements dans lesquels le premier terme appelle nécessairement le second : d’une part…d’autre part ; non seulement…mais encore ; de même que…de même ; certes…mais.
- Equivalents lexicaux des articulations logiques :
- Verbes ou locutions verbales exprimant :
ð l’addition :______________________________________________________________________
ð la disjonction :___________________________________________________________________
ð l’analogie :_____________________________________________________________________
ð la cause :______________________________________________________________________
ð la conséquence :_________________________________________________________________
ð l’opposition :____________________________________________________________________
- Substantifs exprimant :
ð la cause :_______________________________________________________________________
ð la conséquence :_________________________________________________________________
- Liens implicites (ponctuation) :
Le rapport logique n’est pas toujours exprimé de façon explicite.
Ainsi, la simple juxtaposition, qui sépare deux propositions par une virgule ou un point-virgule, peut dans certains cas exprimer la cause, la conséquence ou l’opposition.
De même, les deux points, outre leur rôle d’annonce de discours direct, d’une citation ou d’une énumération, introduit souvent une explication (valeur causale) ou un résultat (valeur consécutive).
- La composition du texte en paragraphes :
La disposition du texte renseigne parfois sur sa structure.
Un nouvel alinéa peut signaler le passage à une nouvelle étape du raisonnement : objection contre une thèse donnée (lien d’opposition), ou à l’inverse nouvel argument à l’appui d’une thèse (lien d’addition), changement de perspective (passage, par exemple, d’un point de vue politique à un point de vue économique et social), paragraphe de transition ou de conclusion (valeur récapitulative et consécutive)…
- Le rôle des repères temporels et des temps verbaux :
Les repères temporels peuvent avoir une valeur structurante, en particulier dans les textes fondés sur une confrontation d’époques différentes.
Ainsi, la comparaison entre passé et présent prend souvent la forme d’une opposition : opposition des adverbes ( ________________________________________ ), emploi de la négation « ne … plus » (elle marque un écart entre passé et présent, jeu des temps verbaux ( _____________________
_________________________________________________________ ).
A l’inverse, un adverbe tel que « encore » peut marquer la permanence, la continuation dans le présent d’un fait passé. De même, le passé composé peut, dans certains cas, signaler que le fait passé et achevé a créé une situation qui se rattache à l’actualité présente de l’énonciateur et du récepteur.
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Don Juan de Molière, un classique à lire si vous ne l'avez pas déjà lu, une pièce qui relève à la fois de la comédie et de la tragédie
La Nuit de Valognes d'E.-E. Schmitt, la reprise du mythe par le dramaturge que vous connaissez, qui imagine un Don Juan vieilli aux prises avec d'anciennes conquêtes... franchement comique.